Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Stefan Zweig (Robert Laffon 2021)


Stefan Zweig relate un souvenir (réel ou fictif) d’une anecdote arrivée alors qu’il séjournait dans un hôtel cossu… Une des clientes y a disparu du jour au lendemain, abandonnant mari et enfants (ainsi qu’une situation sociale confortable) pour suivre son jeune amant.
Chacun des pensionnaires y va de son commentaire, du simple jugement jusqu’au mépris… 

Seuls l’auteur et une vieille dame anglaise, Mrs C., tentent de comprendre, voire même approuver, cette fuite amoureuse, ce qui provoque évidemment les foudres de leurs compagnons de villégiature. Plus tard dans la soirée, Mrs C. va retrouver Stefan Zweig dans sa chambre pour lui raconter « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme », ses vingt-quatre heures à elle, un épisode de sa vie alors qu’elle était tout jeune mariée, une tranche de vie semblable à l’événement qui vient de se produire dans cette pension, vingt-quatre heures durant lesquelles elle a éprouvé un violent coup de foudre, une passion immédiate, fulgurante et indomptable pour un jeune dandy, un jeune homme pour qui elle était déjà prête à tout quitter.

24 heures dans une vie, c'est bien peu... surtout quand il s'agit de faire le choix d'opter radicalement pour une passion dont on ne sait jusqu'où elle mènera. Chacun(e) a peut-être déjà vécu ou vivra cet instant où tout peut basculer. Et à cet instant, sommes-nous encore capables de discernement?  
Le futur n'est malheureusement pas encore écrit pour nous dicter la bonne option. 
Et c'est cette décision qui le déterminera. 

Bien que prévisible et sans surprise, cette histoire se lit avec toute l’intensité et la sensibilité propres à l’auteur. Un classique qu’il faut avoir lu.

JE RETIENS: Stefan Zweig confirme ici encore son immense talent de conteur.
J'OUBLIE: L'histoire ne présente guère de suspense.

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