Le Comte de Monte Cristo Bis

Alexandre Dumas - Bibebook 2016


Après avoir vu le film "Le Comte de Monte Cristo" sorti cet été 2024 sur grand écran, des réalisateurs Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, avec l'acteur Pierre Niney, l'envie de replonger dans ce chef d'œuvre m'a accaparée toutes mes vacances.

Est-ce la critique du film que je veux faire? Certainement non! Celui-ci m'a plu, le jeu des acteurs m'a charmée, les prises de vues originales et la beauté des images m'ont subjuguée, le rythme de l'intrigue m'a coupé le souffle...
Non, ce qui m'a motivée à relire ce classique de la littérature française que j'ai déjà chroniqué, 
c'est ce sentiment de n'avoir pas retenu suffisamment certains détails de l'histoire, 
un petit quelque chose qui "cloche"...
La vision du film m'ayant ouvert les yeux sur des différences frappantes quant au récit original, 
je tenais absolument à recoller à l'œuvre originelle d'Alexandre Dumas.

Puisqu'il s'agit dune seconde lecture et aussi donc d'une seconde critique, je l'ai intitulée bis.

Le tome 1 concerne essentiellement la présentation des principaux protagonistes et amorce l'élément déclencheur. Edmond Dantès, Mercédès, Fernand, Danglars, Villefort... tous sont présents.
Alexandre Dumas nous décrit son héros dans toute sa splendeur, sous-entendant l'ampleur de ses qualités morales, sentimentales et intellectuelles. A l'inverse, on perçoit l'ambivalence et la noirceur des personnages secondaires.

On assiste ensuite à l'arrestation brutale, l'emprisonnement et l'évasion de Dantès, son retour à la liberté et finalement son arrivée sur l'île de Monte Cristo. 
Ce tome est pour moi le plus important car il décrit le début de la descente aux enfers d'un homme impuissant, puis nous fait comprendre son évolution, je dirais même sa métamorphose. 
Par rapport au film, je regrette que le personnage de Noirtier ait été remplacé par la sœur de Villefort (décision des scénaristes que je comprends pour des raisons d'esthétisme, de romantisme et de sentimentalisme), mais dans l'œuvre de Dumas, cet aspect n'était pas primordial, et l'auteur a, selon mon avis, privilégié le contexte politique.

D'autres différences entre le livre et le film m'ont interpellée, telles la position sociale du père de Dantès, de Mercédès et de Fernand, ainsi que les circonstances de la mort de Faria... mais cela ne m'a pas contrariée.
Quant à la fin du film, j'ai contre toute attente trouvé ce dénouement davantage dans le prolongement logique de l'esprit d'Edmond Dantès. Comme quoi...

JE RETIENS: Un des plus grands chefs d'œuvre de littérature, peut -être même mon préféré. 
Et le film est à la hauteur, ce qui est assez rare.

J'OUBLIE: Surtout ne pas oublier de revoir ce film lorsqu'il passera à la TV!